Chronique

Noël 1943

La dictature militaire règne sur la société française grâce à la bureaucratie de Vichy.

Chaque jour, sur radio Paris, Philippe Henriot, fait peur aux Français en expliquant que la dictature militaire va gagner la guerre après avoir écrasé l’Angleterre avec ses fusées V1 et V2.

Le premier ministre explique qu’il n’y a pas d’autre choix que celui d’obéir. Ce dont se féliciterons les Français qui auront fait le bon choix.

Les cinémas sont fermés pour respecter la volonté de la propaganda staffel dont le dirigeant GOEBELLS « sort son revolver quand il entend le mot culture ».

Le seul professeur de maths du collège est pourchassé par la Gestapo qui l’assassinera le 20 janvier 1944 juste avant le couvre-feu.

Il n’y a plus de restaurants, sauf pour les occupants, chaque famille essaye de vivre grâce au marché noir.

La maison familiale est envahie par celles et ceux auxquels elle doit donner asile.

Deux prostituées destinées à servir les soldats occupants qui restent à l’abri dans leur caserne. Un chef de chantier de l’organisation TODT qui construit le mur de l’Atlantique. Deux jeunes gens réfractaires au service du travail obligatoire en Allemagne, cachés et protégés.

Les fêtes sont interdites, remplacées à grand risque par les bals clandestins.

Les hôpitaux trient les malades, pour réserver des places, aux blessés des bombardements anglais aggravés par le relâchement des Français face aux alertes.

Malgré cet ensemble de difficultés de vie, 75 % français soutiennent les contraintes qu’ils subissent. Ils semblent aimer le bon Maréchal qui prend soin d’eux.

« Tout va très bien Madame la Marquise, suivie, en avril 1944, de « Yop la Boum » de la libération et de l’épuration.

Cherchez la ressemblance ! Si vous ne trouvez pas, attendez 2022.

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