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Mille mots pour des Millions de maux

Ce site est consacré à la documentation nécessaire pour aider à comprendre à quel point les Français ont raison de vouloir reconstruire les institutions politiques dont ils ont conscience qu’elles n’apporteront plus les solutions à l’accumulation de leurs problèmes.

Cette situation, angoissante pour la plupart d’entre eux, est née entre 1988 et 1998, au sein du pouvoir d’État. J’y étais présent, un peu par hasard. J’en ai eu conscience, et ai tout écrit dans un média provincial, discret, entre 1999 et 2012.

Vérifications faites, j’ai laissé passer 2012- 2017, puis j’ai préparé ma documentation pour la destiner au grand public. Le moment est venu de décrire la réalité observée, ressentie confusément, par la majorité des Français qui sont ou qui se sentent déclassé.

La reconstruction des moyens de l’État.

Il faut débuter par des réflexions constructives qui expliqueront, en fonction des expériences vécues, au cas par cas, comment il conviendrait de traiter toutes les organisations du pouvoir d’État afin de les remettre au service de ceux qui ont besoin d’elles. Cette expression citoyenne, ni politique, ni idéologique ni partisane, s’est construite depuis vingt ans.

Elle prendra la forme de communications bimensuelles jusqu’en 2022, date d’échéance après laquelle il sera trop tard pour tout renvoyé à plus tard. Chaque communication bimensuelle traitera de l’État et de ses rouages devenus si complexes que le maquis fiscal qui les fait vivre provoque le rejet, la méfiance et l’angoisse.

Ces textes sont le produit d’une très longue expérience humaine qui vient compléter les parchemins de nos hyper administrateurs de l’état.

La seconde documentation plus attachée à l’histoire contemporaine, historique et analytique, mettra en évidence les griefs qui se sont accumulés à l’égard d’un pouvoir d’État en raison des dérives et perversions qui ont dominé les vingt-cinq dernières années du siècle précédent.

Cette documentation permettra de comprendre, je l’espère, comment ont été réfléchies et construites les conclusions des expériences vécues, afin de reconstruire et de réorienter, les contributions que les citoyens mettent, par leurs impôts, à la disposition de l’État. Elle prendra la forme de plusieurs ouvrages publiés en 2020 et 2021.

La défaillance du pouvoir d’État entre 1988 et 1995.

Les Français se sont parfaitement rendus compte des conséquences de ce qui ne s’était pas passé, qui l’aurait dû, au cours de ces années perdues, situation responsable de leur déclassement. Ils ont subi en râlant mais ils ont laissé faire.

Au cours de ces années, le pouvoir d’État qui bénéficiait du modèle monarchique Républicain dans lequel le Règne et le complot dominent, a cessé de gouverner. L’animateur du site, simple citoyen, sans diplômes, a accédé, juge bénévole, aux grandes fonctions de cet État en crise.

Au cours des dix dernières années du XXème siècle, sous deux présidences, cinq élections nationales, six premiers ministres et plus de cent ministres, il a épuisé les charmes d’un pouvoir d’État condamné à faire de grosses bêtises. Il va enfin pouvoir dire ce qu’il a vécu.

Deux orientations majeures ont entraîné les conséquences déplorées aujourd’hui. Le Pouvoir politique occupé à régner et à comploter, tout en gérant la maladie de son suprême titulaire, a laissé s’installer une véritable culture du « fric » dans les rouages qui fonctionnaient, ou faisaient fonctionner la société française. En même temps ce pouvoir, replié sur lui-même, a laissé à la très haute administration, qui ne le demandait pas, à part quelques ambitieux, le soin de gouverner à sa place.

Un modèle bizarre s’est mis en place. Des personnalités, qui n’en n’avaient ni le sens des devoirs ni celui de l’éthique, ont pu décider, à la place des responsables élus, et faire ce qu’ils ne voulaient pas, ne pouvaient pas ou ne savaient pas faire.

Ce choix a été désastreux.

Les conséquences ont été chiffrées dans la faillite du système bancaire d’État victime du sport national engagé dans la compétition des « années fric » qui visait à obtenir le maximum de l’État banquier tout en ne rendant que le minimum à l’État percepteur.

La paralysie du pouvoir d’État. 1995-2017.

La catastrophe a été dissimulée pendant une vingtaine d’années par l’excès de dettes souscrites pour cacher la réalité et par le passage d’une Monarchie vers une Dyarchie Républicaine, la cohabitation, organisée adroitement par les deux partis rejetés par leurs électeurs en 2017, tout le monde s’étant acclimaté à ce principe de laisser faire aux autres ce qu’on ne voulait pas, ce qu’on ne pouvait pas, ce qu’on ne savait pas faire soi-même, trois Présidences ont été consommées, plus qu’assumées.

Toutes les remises à niveau des institutions créées quarante ans plus tôt en 1958 par l’homme, visionnaire, qui avait exilé la République à Londres, alors que les Français lui préféraient l’État et la servitude à Vichy, ont été reportées pour les générations futures.

Le Président, de 1995, humaniste affirmé, durement secouée en 1997 et 2002 n’a pas voulu faire aux Français de son temps, qu’il aimait trop, le mal que la France future exigeait. Il a choisi de répondre aux contraintes économiques extérieures, tout en refusant les contraintes géopolitiques. Il avait dû faire de lourdes promesses dans une élection réussie malgré les trahisons. Il héritait des conséquences des utopies du règne précédent.

Sa forte volonté politique s’est heurtée à sa chaleureuse affectivité.

Les alertes ont été très nombreuses après qu’aient été trahies les promesses de réduire les fractures sociales dont l’élargissement provoque les conséquences observées aujourd’hui, étendues du Social au Sociétal.

Les Institutions européennes ont été souvent recherchées pour venir au secours de ces renoncements que les Français ne comprenaient pas.

La Présidence qui a suivi n’a pas pu. Elle s’est trouvée enfermée dans une crise économique mondiale liée aux excès d’une politique financière dont les Américains ont fait supporter les conséquences à leurs « alliés ».

La troisième Présidence n’a tellement pas su qu’elle s’est auto sanctionnée en ne cherchant même pas à renouveler le miracle annoncé d’enchanter la politique française.

Maintenant c’est le changement.

Cette troisième période n’a rien à voir avec le « Changement c’est maintenant » proclamé cinq ans plus tôt. Pour faire simple, trois éléments récents annoncent un changement du temps politique à la mesure du changement de climat qui a crispé les débats de 2019.

La pensée politique française, souvent inspirée par des historiens de grande valeur, semble avoir découvert, ce qu’a écrit récemment un essayiste convaincant, que les deux grandes idéologies du XXème siècle étaient obsolètes.

Le Marxisme soviétique qui vit à l’état endémique en France, comme, d’ailleurs, sa dérive sanguinaire, le nazisme germanique, aux dizaines de millions de morts, seraient, selon lui, obsolètes comme l’est, le capitalisme de Wall Street, générateur de la crise économique et financière qui a saboté les débuts du XXIème siècle.

Récemment, plusieurs grands organismes économiques et financiers patronaux dans le monde ont reconnu que le modèle de capitalisme monétaire et financier, installé par les gourous de Wall Street, ne pouvait plus être utile, aux peuples engagés dans l’économie et les technologies du XXIème siècle.

Enfin, la jeunesse Française, vaccinée de longue date à la bithérapie État, fonction publique retrouve le goût des valeurs artisanales, de l’entreprise humaine et de l’école de la vie qui ont été massacrées pendant le demi-siècle écoulé par la panne organisée de l’ascenseur social.

Pour en détourner les cadavres de la vue des citoyens, le pouvoir d’État a utilisé les guerres idéologiques qu’il a entretenues, entre l’entrepreneur privé, donc malfaisant et l’État hyper administré donc bienfaisant.

Tout cela sent le moisi et suggère le coup de torchon aux plus énervés.

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